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Vous prendrez bien un verre de H2o

water eau

Quand l’eau devient un collector

Rien de plus hype que d’inviter un ami à déguster… un verre d’eau ! Pourvu qu’elle vienne de loin et coûte cher, l’eau est en effet devenue, pour tout trender qui se respecte, le « It produit » à (s’)offrir.

Elles sont issues de la source du Dandridge dans le Tennessee, des montagnes Catskill dans l’État de New York ou du Cape Grim en Australie ; elles proviennent des profondeurs d’un glacier norvégien ou encore de Serbie, d’Islande ou des îles Fidji : eau de source, minérale, eau artésienne, passée aux ultraviolets, recueillie «sans la moindre intervention humaine», «saturée en oxygène», eau bénie selon les rites de la Kabbale…, ces eaux venues d’ailleurs se vendent au prix d’un grand cru, plus de 100 euros le litre pour certaines, dans des fioles, flasques, carafes… ou servies au comptoir d’un bar à eau. Lancé par colette Paris, l’adresse iconique de tous les modeux de la planète, le concept de « water bar » a rapidement fait des émules : à New York, Montréal, Londres, mais aussi à Toulouse ou à Lyon. Venue d’outre-Atlantique, où l’on recense près de 120 marques d’eau, cette folie liée aux diktats de la forme et de la minceur a été largement véhiculée par les people.

Image de vie saine, la bouteille d’eau, au même titre que la paire de lunettes noires est devenue un élément de look à part entière de toutes stars qui méritent ce nom. «Jamais sans ma bouteille d’eau», semblent-elles dire sur les photos des magazines (la bouteille en question se devant d’être rare et coûteuse). Madonna, dit-on, aurait dépensé jusqu’à 10 000 dollars par mois pour sa consommation d’eau bénie selon les rituels kabbalistiques… Superstar, l’eau a son palmarès – celui du Festival international de l’eau de sources de Berkeley qui décerne des médailles d’or du goût. Elle a ses sommeliers – un métier qui fait des émules – comme Martin Riese, qui a fait fortune en faisant découvrir des eaux venant de Slovénie ou du Danemark aux clients d’un restaurant renommé de L.A. Et a aussi ses collectionneurs – le nombre des aquaphilistes et aqualabelophiles, respectivement collectionneurs de bouteilles d’eau et d’étiquettes de bouteilles d’eau, ayant progressé de façon exponentielle !

Bref, « ça coule comme de l’eau de source », pour l’H20 !