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La femme dans l’Histoire

woman in the history

Qu’elle fut longue et périlleuse la marche des femmes vers l’émancipation ! Et pourtant, à l’origine, la cause féminine semblait entendue. Fasciné par la capacité à enfanter de sa compagne, notre aïeul homo-sapiens considérait en effet celle-ci comme une « déesse ». Hélas pour cette dernière, lorsqu’il comprit qu’il était peut-être bien pour quelque chose dans la reproduction de l’espèce, l’homo-erectus passa de la dévotion à la la méfiance pour celle qu’il jugea plus prudent de soumettre à sa loi !

 

Irresponsables légalement

Certes il y eu bien, au fil de l’histoire, quelques femmes pour réussir à exercer un certain pouvoir. Quelques amazones déterminées à combattre le pouvoir mâle mais pendant des siècles et des siècles les protagonistes du sexe dit faible furent d’abord assimilées à des enfants. Des êtres fragiles de corps et d’esprit, longtemps jugés « irresponsables » par la loi. Donc sans droit : celui d’hériter, de gérer ses biens, d’exercer une profession. Ou (avant 1945 !) de voter. Mais avec le devoir de devenir une épouse, une mère  et une maîtresse de maison irréprochables: le mariage, soumis à l’approbation du père, indissoluble, étant l’unique objectif de toute femme digne de ce nom.

 

Chef de famille

Rien  ne semblait pouvoir faire vaciller l’ordre patriarcal: même pas la Révolution ! ». Les femmes doivent êtres respectées et nous les forceront à se respecter elles-mêmes s’entendit dire la «virago» Olympes de Gouges lorsqu’elle présenta sa déclaration« sur les droits des femmes ».

Revenant sur les quelques timides avancées octroyées par 1789, le Code Napoléon fit passer la fille de la tutelle de son père à celle de son mari (la notion de « chef de famille » existera jusqu’en 1970 et l’autorité parentale conjointe en cas de séparation ne sera de mise qu’en 1992). Petit détail, le code Napoléon prévoyait trois ans de prison minimum pour la femme adultère, l’homme infidèle risquant lui tout au plus  une amende s’il était prouvé qu’il avait fauté… au sein du  domicile conjugal ! Adultère qui ne sera dépénalisée qu’en 1975, date à laquelle le divorce par consentement mutuel sera possible. La loi contre les violences conjugales ayant attendue 1992  pour être approuvée.

Délit pénal en 1920, crime d’état en 1942, la contraception et l ‘avortement ne seront eux autorisés respectivement qu’en 1967  et 1974.

 

Exclues de l’école

L’émancipation de l’ethnie féminine étant vécue comme dangereuse pour la société, pas question que les filles aient accès à l’éducation: avant 1870 ces dernières sont exclues de la scolarité et en 1801 un projet de loi défend purement et simplement « d’apprendre à lire aux femmes. Jean Jacques Rousseau n’affirmait il pas que « les filles n’ont aucun goût pour la lecture et l’écriture » ?

Il faudra à ces dernières attendre 1882 et la loi Ferry pour avoir accès à l’école primaire, les années 20 pour recevoir un enseignement secondaire identique à celui des garçons et les années 40 pour être un peu plus nombreuses à oser se présenter au bac.

 

Si mon mari le veut bien

De toute façon « le travail est réservé aux filles pauvres, chétives, délaissées » écrit en 1907, date à laquelle les femmes mariées peuvent disposer de leurs salaires, un auteur de roman à grand succès. Jusqu’en 1965 elles n’auront pas le droit d’ouvrir un compte sans autorisation de leur conjoint et occuper un emploi sans l’autorisation de ce dernier. L’égalité au travail attendra elle 1983 avec la loi Roudy sanctionnant toute  discrimination professionnelle et 2000  avec celle en faveur d’une parité entre femmes et hommes.

 

Aujourd’hui, selon plusieurs enquêtes, et même si les inégalités sont loin d’être toutes éradiquées, être une femme est vécu pour la plupart d’entre nous « comme une chance ». Avec pour celles qui se veulent aussi « féminines que féministes « peut-être un nouveau challenge: tendre la main aux hommes pour les aider à comprendre que le monde a profondément changé…